Le parfum d’une prairie fauchée

Publié le par Eminescu

Et puis voici un petit poème d'amour, un peu de romantisme dans ce monde effroyablement vulgaire... N'oubliez pas d'écouter, après l'avoir lu, le très beau morceau de Liszt: "Rêve d'amour" (Liebestraum).

A travailler sur un ordinateur, la fenêtre de ma chambre ouverte sur le mois de juillet parfumé. Oublier l’écran monotone. C’est l’odeur des prairies fauchées de frais, humide de la rosée nocturne, qui des rivières et des ruisseaux se dépose sur les brins d’herbes secs, et qui s’élève à nouveau, afflue jusqu’à moi.

Étendu sur ma couche…

Sur les coteaux clairs que chauffe étrangement le ciel constellé, elle - elle, tout ce dont je rêvais ! - vient se blottir contre moi. Merveille ! Elle m’aime. Je lui parle. Je sais lui parler… sans y penser. Ce n’est qu’un rêve !

J’humais le parfum de ses cheveux. Nous nous abîmions dans la contemplation des monts vaporeux qu’enchantait la Nuit.

Nous nous perdons dans leur contemplation. Oserais-je l’embrasser ?

Je ne l’ai pas embrassée.

L’écran monotone parle à ma mélancolie, et la fraîcheur de la nuit noire m’oblige à refermer ma fenêtre.

Franz Liszt, Rêve d'amour (Liebestraum)

Publié dans Poèmes

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Evy 11/08/2015 21:30

Bonsoir et bienvenue dans la communauté " Le Jardin Virtuel " je met un lien sur mon blog pour vous présenter je m'inscrit pour vous suivre et fais des défis chaque semaine pour être informer abonner vous au mon blog au plaisir bonne soirée Evy

Eminescu 12/08/2015 19:41

Merci. Je suis très flatté d'intégrer votre communauté. Je ne manquerai pas de m'inscrire à votre blog.