Tuerie à Orlando, Edouard Louis, les homosexuels et le chaos en France

Publié le par Eminescu

J'ai laissé de côté mon blog ces derniers temps. La fin de l'année scolaire approche et, fatigué à la fois par mon travail d'enseignant et ma petite exploitation, je n'ai pas trouvé assez d'énergie pour écrire une ou deux fois par semaine. Par ailleurs, je travaille à un nouveau roman, Ne nous laissez pas seuls. J'ai terminé, il y a peu, un premier jet que je suis en train de reprendre. J'aimerais boucler le projet à la fin du mois de juillet, mais je suis toujours trop optimiste sur l'avancement de mes travaux littéraires. Ce nouveau roman sera peut-être prêt pour la fin août ou pour les vacances de la Toussaint.

Entre temps, j'ai appris l'effroyable tuerie d'Orlando, aux Etats-Unis, et le sordide assassinat de deux policiers à Magnanville. Il semble que chaque jour notre monde occidental, civilisé, plonge un peu plus dans l'horreur voulue par l'EI. Ajoutez à cela des supporters anglais et russes qui se servent de nos centres-villes comme de champs de batailles, les crues de la Seine, les grèves et leurs cortèges de casses et de flics passés à tabac, les déchets qui s'accumulent dans les rues, et vous pouvez vous demander si notre pays ne sombre pas, progressivement, dans le chaos. Une civilisation est beaucoup plus fragile qu'on ne le croit. Il ne faut parfois que quelques hordes de barbares avides de femmes et de richesses pour la détruire.

Ce qui désespère avec le massacre survenue dans la boîte gay d'Orlando, en Floride, c'est que les homosexuels et les médias en général ne voudront pas, encore une fois, regarder la vérité en face. Les catholiques ne sont pas favorables à l'homosexualité, mais ils ne rallumeront pas les bûchers au XXIe siècle. Ils se contenteront de condamner le péché, tout en respectant le pécheur. Pour les musulmans, les « sodomites », c'est ainsi qu'ils appellent les gays, se rendent coupables d'une abomination. Ils doivent être mis à mort. C'est dans leurs textes sacrés et ils les suivent à la lettre. Qui peut, ou qui a envie, de le comprendre ?

On va encore nous seriner, avec des trémolos dans la voix, des « pas d'amalgame » et, au final, pour ne pas froisser les musulmans, qui sont d'innocents immigrés victimes du racisme et de la stigmatisation, on condamnera l'homophobie dans son acception la plus générale. Qui sera montré du doigt ? Le bon père de famille, blanc, catholique, patriote, qui a participé à la Manif pour tous. Personne n'osera prendre en compte, d'un côté, l'absence de victimes pendant ces grands rassemblements et, de l'autre, les quarante morts du Pulse à Orlando, les exécutions sommaires de Daech ou les condamnations à mort dans les pays musulmans.

Ils sont curieux quand même ces homosexuels. Au début de l'année, j'ai lu le dernier roman d'Edouard Louis, Histoire de la violence. L'auteur y raconte – c'est un fait réel – une agression dont il a été victime le soir d'un réveillon de Noël. Il avait invité un jeune Kabyle, un certain Reda, dans son appartement. Après avoir fait l'amour – je ne sais pas ce qu'il entend par là – le narrateur s'aperçoit de la disparition de son portable. Il remarque sa tablette sortant de la veste de son amant, lui demande des comptes. Ce dernier sort de ses gonds, le menace, l'étrangle à moitié et le viole une partie de la nuit.

Pensez-vous que notre Edouard Louis nourrisse un peu de haine contre son agresseur ? Pas du tout. Au contraire, en gauchiste bien élevé, il nous le présente comme une victime du racisme et de l'exclusion. Il revient sur le parcours de son père, pauvre immigré logeant dans un foyer misérable pour travailleurs, s'attarde sur les critiques des policiers à l'encontre des Maghrébins – ils ont peut-être leurs raisons – et craint sur la fin de devenir un peu raciste, quand il réalise que, suite à son traumatisme, il éprouve une répulsion involontaire en voyant un étranger.

Le pire, c'est que Reda, le violeur, a lancé une procédure judiciaire contre notre auteur pour atteinte à la vie privé et à la présomption d'innocence. A force de défendre immigrés, criminels et délinquants, les gauchos récoltent ce qu'ils sèment. L'écrivain est allégé de sa tablette et de son portable, à moitié étranglé, sodomisé et son bourreau porte plainte contre lui par dessus le marché!

Les homosexuels ont trop longtemps détesté notre pays, une société dont ils ont été rejeté pendant des siècles. Ils se sont sentis proches des immigrés, des musulmans, de toutes les minorités. Ils ne comprennent pas qu'ils ont bien plus à craindre de la montée en puissance de l'islam que de la France traditionnelle. Quelques ado lourdingues peuvent cracher sur un homo dans le Nord (Pour en finir avec Eddy Bellegueule), mais ils ne tranchent pas des têtes ou ne tuent pas en masse, à la kalachnikov.

Peut-être, mais ça fait pas d'enfant. Pour faire un enfant, il faut un monsieur au milieu de ces dames. Enfin, je crois.

Peut-être, mais ça fait pas d'enfant. Pour faire un enfant, il faut un monsieur au milieu de ces dames. Enfin, je crois.

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