Des Roms qui se font passer pour des Syriens et un extrait de Carmen en guise de conclusion

Publié le par Eminescu

Au journal télévisé de midi: une jeune femme voilée, dans la rue, qui fait la manche. Elle interpelle les gens en arabe, prétend venir d'Alep. Les médias en ont tant fait sur les Syriens qu'on a envie d'ouvrir son portefeuille en la voyant.

Oui, mais un journaliste qui connaît mieux qu'elle la langue de Mahomet lui pose quelques questions auxquelles elle n'est pas en mesure de répondre. La jeune femme est démasquée. Elle n'est pas syrienne, elle est rom. Elle a simplement appris quelques formules pour donner le change. Et ça marche.

Il y a quelque temps, ces mêmes Roms se faisaient passer pour infirmes. Ils boitaient, se contorsionnaient, entouraient de bandages l'un ou l'autre de leurs membres - ils ont une imagination débordante. Depuis, ils ont regardé la télé et vu des reportages sur les hôpitaux bombardés à Alep (par les Russes, bien sûr, nos Rafales ne tueront, à Mossoul, que des combattants de Daech...).

Un nouveau filon à exploiter. Ils se sont tous rués dessus.

Certains me rappelleront que les Tziganes ont été exterminés dans les camps de la mort, pendant la Guerre. Ce n'est pas une raison pour tout leur laisser passer. Ce ne sont ni d'éternels martyrs ni des intouchables. Avec l'ouverture des frontières, ils déferlent en France afin de voler l'argent des horodateurs, siphonner des poids-lourds, abuser de notre gentillesse. On vous dira à la télé qu'ils ne sont pas tous comme ça. Promenez-vous à Paris, dans le métro ou dans n'importe quelle gare, et faites-vous un avis, en toute objectivité.

Personnellement, je ne leur veux aucun mal. Je pense simplement qu'il n'ont rien à faire chez nous et qu'il n'y aurait rien d'inhumain à les reconduire dans les pays de l'Est qu'ils ont quittés, rien d'inhumain non plus à garder nos frontières afin de les empêcher de revenir.

Et les Syriens? me direz-vous.

Qu'on se rassure. La fin du reportage nous montre les logements qu'ils occupent: des appartements plus spacieux que ma petite maison de campagne.

Euh... Au fait... Qui paye?

Vous et moi. Avec nos impôts.

En guise de conclusion, l'extrait d'une étude sur les Bohémiens que Prosper Mérimée place à la fin de Carmen. A méditer.

Malgré leur misère et l’espèce d’aversion qu’ils inspirent, les Bohémiens jouissent cependant d’une certaine considération parmi les gens peu éclairés, et ils en sont très vains. Ils se sentent une race supérieure pour l’intelligence et méprisent cordialement le peuple qui leur donne l’hospitalité. (Ce ne sont pas les seuls...) — Les Gentils sont si bêtes, me disait une Bohémienne des Vosges, qu’il n’y a aucun mérite à les attraper. L’autre jour, une paysanne m’appelle dans la rue, j’entre chez elle. Son poêle fumait, et elle me demande un sort pour le faire aller. Moi, je me fais d’abord donner un bon morceau de lard. Puis, je me mets à marmotter quelques mots en rommani. Tu es bête, je disais, tu es née bête, bête tu mourras… Quand je fus près de la porte, je lui dis en bon allemand : Le moyen infaillible d’empêcher ton poêle de fumer, c’est de n’y pas faire de feu. Et je pris mes jambes à mon cou.​

La Diseuse de bonne aventure de George de La Tour. Tellement vrai: on y voit un Français de bonne famille floué, dépouillé par des Bohémiens auxquels il a eu tort de s'adresser...

La Diseuse de bonne aventure de George de La Tour. Tellement vrai: on y voit un Français de bonne famille floué, dépouillé par des Bohémiens auxquels il a eu tort de s'adresser...

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