Hommage à nos policiers

Publié le par Eminescu

On ne peut que soutenir nos policiers dans leur mouvement. Ils descendent dans les rues des principales villes de France. Ce n'est pas fréquent. Mais comme on peut les comprendre! Moi-même, en tant qu'enseignant, j'ai travaillé en banlieue. J'ai eu affaire à ces petites racailles, ces nouveaux barbares qui se sont taillés autant de fiefs aux portes de nos villes. Ils vivent de trafics et de rackets et ne supportent pas que des flics, des profs, ou même des pompiers et des médecins, viennent mettre les pieds dans ce qu'ils considèrent comme "leur territoire".

 

Impossible pour des enseignants de travailler avec un tel public. Les agressions récentes, absolument ignobles, le prouvent. Un instituteur passé à tabac, des établissements attaqués aux cocktails Molotov, une principale conduite à l'hôpital... mesure-t-on bien la situation dans laquelle on se trouve?

 

Et pourtant - cela est difficilement concevable - les conditions de travail de nos policiers sont pires que celles des professeurs.

 

N'inspirant plus aucune crainte aux racailles, ils leur servent de cibles. Quand ils interviennent dans les quartiers dits "sensibles", on les bombarde de pierres, parfois de parpaings. On leur tire dessus comme sur des lapins. Ils sont en permanence molestés, insultés. On donne même pour consigne à nos policiers de ne pas appréhender les petits merdeux qui conduisent leur scooter sans casque. Un accident, et c'est tout un quartier qui s'embrase. Face à des voyous de plus en plus violents, ils ne peuvent se servir que de matraques, de tasers, et encore leur en fera-t-on le reproche...

 

Les dangereux malfrats qui peuplent nos quartiers ont le droit de posséder des kalachnikovs, mais se plaignent sitôt qu'on les poursuit, qu'on les appréhende, qu'on les emprisonne.

 

Nos policiers essuient insultes et projectiles, risquent leur vie pour faire leur travail. Tout est réduit à néant par des juges laxistes et complaisants. Ce sont de braves dames au grand cœur qui trouvent toujours des excuses aux voleurs, aux vandales, aux violeurs. Ils sont victimes de l'exclusion, vivent dans des ghettos. La société tout entière est responsable des méfaits qu'ils commettent. Une voiture caillassée dans un guet-apens? un flic gravement brûlé? Un rappel à l'ordre, un sursis. Nos juges ne s'intéressent pas aux victimes, mais aux criminels. Et puis, les prisons sont pleines...

 

Ton mon respect, tout mon soutien, donc, à ces hommes et femmes, qui manifestent dans le calme et la dignité, après l'agression lâche, inqualifiable, de l'un des leurs. Le calme, la dignité... à l'inverse de certains qui, depuis 2005, mettent des quartiers à feu et à sang, quand un petit voyou s'est tué en cherchant à échapper à la peine de prison qu'il mérite.

 

Que tout cela nous donne bien à réfléchir. Soutenons ceux que l'on doit soutenir. Moins de complaisance, plus de fermeté. Et qu'on donne à nos policiers les moyens de faire leur travail.

 

*Ci-dessous, je place une vidéo de Renaud, La ballade de Willy Brouillard, une très belle chanson, comme vous allez le découvrir. Je vous invite par ailleurs à lire mon article sur J'ai embrassé un flic, en cliquant ici.

Renaud - La ballade de Willy Brouillard.

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