Jacques Attali sur les futures grandes migrations

Publié le par Eminescu

Jacques Attali sur Public Sénat

Jacques Attali... éminence grise de nos derniers Présidents. Un économiste de renom, on ne peut pas le lui enlever. Il n'a jamais été élu, mais il se sent autorisé à décider du destin de notre pays. Avec ses copains, ils sont les seuls à en connaître les besoins. C'est un homme de gauche. Un homme éclairé.

Il y a une dizaine d'années, j'ai lu Une brève histoire de l'avenir. Un livre assez stimulant, mais aux scénarios dignes d'un roman de science-fiction. M'avaient frappé par ailleurs un mondialisme assumé et un parti pris pro-juif. Le commerce prend son essor, selon l'essayiste, au Moyen-Orient, dès la plus haute Antiquité, et, à travers l'histoire, des cités ou des régions - Jacques Attali parle de "cœurs" - ont joué un rôle économique majeur grâce aux communautés juives. Autant dire qu'il ne porte dans son cœur ni l'Espagne catholique du décret d'Alhambra (1492), ni la France de l'Ancien régime.

Dis-moi quelle est ta vision de l'Histoire et je te dirai qui tu es...

Sur François Hollande et la fonction présidentielle, l'économiste et ses commentateurs voient juste. Le Président de la République n'a aucun pouvoir - la faute à l'Europe, à la mondialisation, à la décentralisation, etc. Il n'a plus beaucoup de pouvoir et manque d'une vision à long terme, ce qui pose un problème purement démocratique. Nous élisons des gens en qui nous plaçons tous nos espoirs et qui ne peuvent que nous décevoir. Ce qui nous manque, c'est un Général de Gaulle, un homme à poigne qui reprenne le pays en main, rétablisse l'autorité présidentielle et l'indépendance de la France. Mais cet homme-là ne pointe toujours pas le bout de son nez. Nous sommes condamnés à attendre, en espérant qu'il n'arrive pas après la bataille.

Quand il affirme, en revanche, que la France est à gauche, Jacques Attali prend ses rêves pour des réalités. Non, la France n'est plus à gauche - l'a-t-elle jamais été? Les questions d'identité nous tiennent à cœur et, face à l'afflux d'immigrés, nous nous demandons ce que devient notre pays. Il suffit d'écouter les gens et de surfer sur le Net - sans parti pris, cela s'entend. Personne ne veut des migrants, d'ailleurs. Il suffirait de faire un référendum pour s'en convaincre.

Jacques Attali souhaite aider l'Afrique. Je n'ai rien contre. Il s'agit très certainement de la Chine de demain et nous aurons, sur le Continent Noir, des opportunités extraordinaires. Que ces pays se développent, et nous n'aurons plus à accueillir leur trop-plein de miséreux...

Là où je ne le suis plus, c'est quand il veut convaincre les migrants de rester, quand il assure, de manière bien péremptoire, qu'ils paieront nos retraites. Nous n'arrivons pas, déjà, à intégrer les Africains qui sont sur notre sol depuis plusieurs décennies, comment y arriverions nous avec ceux-là de surcroît? Croyez-vous que ces gens-là sont "les talents de demain"? A part brûler des voitures, attaquer des flics et détruire du matériel urbain, que font nos immigrés?

L'éducation, moi, je veux bien, mais vous avez envie, vous, d'aller travailler dans ces quartiers, vous faire casser la gueule au nom d'Allah (Un enseignant frappé devant ses élèves de CE2)? Non, et Attali non plus. Est-ce que l'Etat doit dépenser des millions, voire des milliards supplémentaires pour des gens qui ne s'occupent pas de leurs gamins, et des gamins qui emmerdent leurs profs, parce qu'ils ne savent plus comment s'amuser? Ces gens-là, les racailles et les migrants, les formera-t-on aux métiers de demain? En fera-t-on des ingénieurs, des techniciens, des spécialistes? Qui y croit?

Non, ce n'est pas sérieux. Il vaudrait mieux relancer la natalité pour payer nos retraites. Que l'Afrique garde ses "talents"! Et je vous dirai, pour terminer de façon un peu abrupte, que, curieusement, Jacques Attali est beaucoup moins favorable à l'immigration en Israël. Allez comprendre pourquoi...

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