Le démantèlement de la Jungle de Calais

Publié le par Eminescu

Les journaux télévisés ne parlent que de cela, le démantèlement de la Jungle. On y voit de braves gens, souriants, mais un peu apeurés, monter dans des bus. On les répartit aux quatre coins de la France. Ils sont inquiets, mais l'un d'eux reconnaît que les Français sont gentils (c'est le moins qu'on puisse dire). Tous, cependant, ne sont pas prêts à se laisser conduire loin de Calais; ce qui les intéresse, c'est l'Angleterre, et ils comptent bien s'y rendre, par tous les moyens.

Ces gens sont sympathiques, pauvres - les biens de l'un d'eux tiennent dans un sac à dos -, réservés, calmes, pondérés. Seule ombre au tableau, mais des plus légères: quelques riverains, retraités décatis, consanguins, beaufs râleurs et, peut-être, un rien racistes, qui se sentent soulagés. Ils ne supportaient plus la proximité de ce camp de réfugiés à ciel ouvert. On ne sait pas pourquoi.

Toujours est-il que nos migrants, Afghans et Subsahariens, trouvent ici et là des logements exigus, mais équipés de tout le confort qu'on peut attendre. Des maires PS viennent les accueillir à bras ouverts. En un rien de temps, l’État parvient à apprêter des bus et réquisitionner des bâtiments, ce qu'il n'a jamais réussi à faire pour nos sans-abri.

Un certain malaise s'empare du téléspectateur à la vue des frigos, radiateurs et plaques chauffantes. On considère plus attentivement les individus qu'entourent les membres d'associations diverses. Le malaise grandit.

A quelques exceptions près, il n'y a que des jeunes hommes. La guerre fait rage dans leur pays, ils sont menacés de mort. Ils n'ont pas eu le choix; ils leur a fallu fuir. Oui, ces jeunes hommes ont dû fuir... mais pas les femmes, les enfants, les couples, les vieillards. Ceux-là ne sont pas menacés. Étrange.

Et puis, les concentrations de "jeunes" de vingt ans, d'où qu'ils viennent, on sait ce que ça donne. Un "jeune", ça aime se battre et courir après les filles.

De là, on repense aux riverains, ces Français du cru, si grincheux, si peu accueillants. On se renseigne, on compulse les faits divers et on découvre, avec horreur, l'envers du décor.

En un rien de temps, les crimes et délits ont augmenté de façon exponentielle à Calais et dans les environ, essentiellement les vols et agressions sexuelles. Le viol d'une interprète, récemment, n'est pas une exception; d'autres journalistes, et même des mineures, ont subi le même sort. Les chauffeurs de poids-lourds peuvent difficilement exercer leur métier. Ils sont attaqués, les migrants coupent les bâches de leurs véhicules et essaient de se cacher dans leurs chargements. Le tunnel sous la Manche a même été pris d'assaut.

Et qu'on ne s'y trompe pas. Les quelques rares migrantes sont les premières victimes de cet état de fait. Toutes ont subi des viols et certaines se prostituent pour survivre. Et l'on n'ose évoquer la situation des enfants, les plus vulnérables.

L'insécurité règne dans les environs de la Jungle. Le manque à gagner pour les commerçants et les entreprises de la région est considérable. Et qui paie les cars et les logements réquisitionnés, les policiers contraints d'intervenir, de ramener l'ordre aux environs du Shuttle et des ferries? Qui paie pour les vols et les dégradations? Pour les pertes subies par les commerçants de la région?

Eh bien, me direz-vous, c'est une bonne chose que l'on ait démantelé cette Jungle. Voilà un problème qui ne se posera plus.

Ce à quoi, je répondrai résolument: non! On n'a pas résolu le problème. On l'a propagé, un peu comme si l'on dispersait des braises dans une garrigue desséchée, en plein été. Dans chaque foyer, de nouveaux migrants vont retrouver leurs congénères, grossir les troupes. Les petites communautés vont prendre de l'importance et, dans quelques années, nous n'aurons pas une Jungle, mais des Jungles. Avec tous les problèmes qui vont avec.

 

Liberté de circulation et d'installation clament les "No Borders", ces pro-migrants, eh bien, prenez-les chez vous, chers messieurs...

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