Mort de George Michael

Publié le par Eminescu

2016 aura vu la mort de quelques vaches sacrées de la musique: David Bowie, Léonard Cohen, Prince et, hier, George Michael.

Les journalistes, les stars du show-biz, Madonna, et tous leurs fans se désespèrent de cette hécatombe. Mais les idoles meurent aussi, quand bien même on les a adulés tout au long de leur existence. Et je ne vois pas pourquoi on les plaindrait plus que les Syriens qui meurent à Alep, les Russes disparus dans la Mer Noire, les Allemands percutés par un poids-lourds à Berlin, ou même les victimes du fou qui a semé la mort dans la Drôme.

Pourquoi la vie de ces chanteurs serait-elle plus précieuse que celles d'anonymes?

Les fans répondront qu'ils avaient du talent et que leurs tubes ont marqué des générations entières.

C'est ce que je leur reproche.

Avec l'âge, et un peu de recul sur l'histoire, je vois d'un très mauvais œil cette poussée de dionysiaque qui a déferlé sur l'Europe après la Guerre. Cette musique "rock", "pop". Nous avions une musique classique extraordinaire, des chansons populaires aux textes recherchés, que nous avons sacrifiés pour nous adonner à toutes les modes des Etats-Unis. Notre jeunesse a délaissé les chants religieux du dimanche matin pour se laisser entraîner dans ces danses endiablées. Elle a pris pour modèles des artistes drogués, débauchés, ouvertement homosexuels.

Et, quelques décennies après, quand on se réveille enfin, que trouve-t-on autour de soi? Une religion étrangère qui a pris la place que nous lui avons laissé, une jeunesse amorphe, efféminée, sans volonté, sans idéal, des décérébrés qui, gobant bêtement les sottises de leurs "idoles", s'entichent des étrangers, des sans-papiers, des LGBT, sans se soucier jamais de ce que devient la terre de leurs ancêtres.

Ils adulent des artistes, cette troisième et dernière incarnation de Satan, suivant mon interprétation des chapitres 12 et 13 de l'Apocalypse de Saint Jean. D'abord le serpent qui représente les dissensions religieuses. Puis la bête à dix cornes et sept têtes: la brutalité politique qui s'est manifestée dans les dictatures du XXe siècle. Enfin, la bête à deux cornes, "semblables à celles d'un agneau", à voix de dragon: les chanteurs, humoristes, hommes politiques contemporains, leaders d'opinion qui usent de charmes trompeurs, de paroles fallacieuses, pour asservir l'humanité et la conduire à sa perte.

On pourrait méditer longuement sur les liens entre le satanisme et la pop-music, plus généralement avec la modernité. Quoi qu'il en soit, il n'est pas mauvais que cette génération malsaine de chanteurs s'en aille, n'en déplaise à leurs fans. Je n'en dis pas plus et laisse à mes lecteurs le soin de se faire un avis sur le sujet.

Publié dans Actualité, Musique

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