Revenez, mon Général!

Publié le par Eminescu

Je n'ai pas écrit d'article récemment sur l'élection de Macron. J'en suis resté au débat présidentiel qui, je dois l'avouer, m'a beaucoup affecté.

Je me suis fendu d'un poème et d'éloges dithyrambiques sur Marine Le Pen. Elle a fait une campagne d'entre deux tours remarquable. C'était une femme proche du peuple et de ses aspirations qui a coiffé Macron sur le poteau devant les salariés de Whirlpool. Elle a incarné un moment le sursaut d'une nation face au mondialisme de ses élites. En quelques jours, tout a failli basculer. Les courbes commençaient à s'inverser; l'impensable allait se produire. Panique à bord sur les plateaux de télé.

Ah! ils étaient beaux les journalistes avec leurs sophismes sur l'euro et leurs références à la Seconde Guerre mondiale! Leurs bonnes vieilles recettes qui ne trompent plus personne...

Envers et contre tous, la candidate du Front National faisait campagne et partait à la conquête de ses électeurs. On pouvait s'attendre à une surprise électorale.

Et puis il y a eu le débat... Ce débat! Ce putain de débat!

Marine avait tout pour le réussir et pour démolir Macron dans les règles de l'art. Encore aurait-il fallu qu'elle prépare sérieusement la rencontre plutôt que de se perdre dans ses dossiers. En se cantonnant dans la critique, en se montrant très défaillante sur des sujets cruciaux, elle a donné d'elle-même et de son parti une image désastreuse, celle d'une femme qui n'était pas prête à assumer les plus hautes fonctions.

C'est à croire qu'elle l'a fait exprès et que, comme son père en 2002, elle avait peur de l'emporter.

On touche du doigt l'un des problèmes fondamentaux du Front National: ce n'est pour l'instant qu'une force marginale qui se contente de tirer à boulets rouges sur le système. Il est libéral dans les années 80, quand les socialistes sont au pouvoir, socialiste à présent que les libéraux sont aux commandes. L'opposition, toujours l'opposition...

Dans l'état où se trouve le pays, le Front National ne peut plus rester dans cette position confortable, mais stérile. Le système vacille. Les traîtres à la nation n'arrivent plus à nous tromper. Toutes les conditions sont réunies pour prendre le pouvoir et mener une politique dans l'intérêt du peuple de France. Mais il faut être en mesure de le prendre, ce pouvoir. Marine ne l'est pas. Dans les années qui viennent, espérons qu'elle laisse la direction du parti à un homme - ou une femme - qui puisse réussir là où elle a échoué.

Après cinq ans de Macron, ce ne devrait pas être très compliqué.

Le Général de Gaulle... Le genre d'hommes dont notre pays a besoin. Plus que jamais. S'il vivait aujourd'hui, il adhérerait aux idées du Front National, cela ne fait aucun doute. Qu'il revienne! Qu'il revienne!

Le Général de Gaulle... Le genre d'hommes dont notre pays a besoin. Plus que jamais. S'il vivait aujourd'hui, il adhérerait aux idées du Front National, cela ne fait aucun doute. Qu'il revienne! Qu'il revienne!

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