Dédoublement des classes de CP en REP

Publié le par Eminescu

C'était une mesure phare du candidat Macron, une mesure que met en place notre nouveau ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. A partir de lundi, 86% des classes en REP+ (Réseaux d'Education Prioritaires) seront dédoublées; en d'autres termes, le maître ou la maîtresse y fera cours devant douze élèves seulement. Pour les 14% restants, ils seront deux dans la classe pour le prix d'un. Et la réforme devrait s'étendre aux simples REP et au CE1 d'ici 2020.

De quoi combler d'aises les gauchos qui pullulent dans le métier, me direz-vous. On met l'accent sur le CP, l'année où l'on apprend à écrire et où les élèves favorisés creusent l'écart avec les autres. On s'attaque au mal à la racine.

Pas du tout.

La mise en place concrète de ces dédoublements fait grincer bien des dents. Ici on installe une cloison, là on aménage en catastrophe une salle qui n'était pas prévu à cet effet. On manque de matériel.

Aussi le Snuipp - FSU du Rhône - et ils ne doivent pas être les seuls - appelle à la grève le 4 septembre, jour de la rentrée, pour protester contre "la mise en place calamiteuse" des CP à douze élèves dans le département.

Difficile de contenter les syndicats.

Hier soir, j'ai encore entendu l'intervention d'une professionnelle de l'éducation qui prétendait que la dynamique n'était pas la même en petits groupes. L'émulation dans la participation y serait moindre et les plus faibles n'y seraient pas tirés vers le haut par les plus forts. Mais tous les enseignants savent qu'il est plus facile de travailler en petits comités. Il y a moins de bavardages, de dispersion, et on peut s'intéresser davantage aux difficultés de chacun. Cela coule de source.

Dans le fond, le dédoublement des CP est une bonne chose.

Pourtant, cette mesure m'énerve au plus haut point. Et je vais vous expliquer pourquoi.

On met le paquet dans les zones occupées par les étrangers, là où l'on casse le matériel urbain, où l'on brûle des voitures, où l'on deale, où l'islamisme se développe, où l'on ne s'occupe pas des gamins. Les gens y ont le monopole de la misère. Ils sont soutenus par une gauche médiatique et toute une foison d'associations. Tout leur est dû. Plus ils foutent la merde dans leurs quartiers, les centres-ville, ou au sein des classes, plus on les récompense. Les gens des campagnes travaillent dur et ne se plaignent guère - de toute façon, ils sont trop isolés pour le faire. Aussi les classes ferment dans les zones rurales (environ deux fermetures pour une ouverture) et il n'est pas rare que les profs des écoles aient affaire à plus de vingt-huit élèves! Ce dont le ministre se fout éperdument.

"Ce Macron est le président des villes, il ne fera rien pour nous", me confiait une dame avant les élections. Elle voyait juste et rejoignait, peut-être sans le savoir, les analyses de Christophe Guilluy. Au second tour, nous avons eu le candidat de la mondialisation contre la candidate de la nation. Quand on considère la distribution des moyens dans l'éducation, on ne s'étonne plus, comme mes collègues de boulot, que les gens des campagnes aient voté massivement pour le FN. Ils y ont vu leur intérêt, et c'est bien compréhensible.

Je terminerai en rapportant les propos tenus en 2013 par Luc Ferry, ancien ministre de l'Education nationale. Il y expliquait que, "si on faisait abstraction des 15% des établissement en perdition (en d'autres termes ceux où se concentre l'immigration extra-européenne), la France serait numéro 1 dans l'enquête Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) ".

Dédoublement des classes pour ces immigrés dont les enfants, quelque mal qu'on se donne, brûleront des voitures et voileront leurs femmes. Au frais du contribuable. Et il y a encore des gens pour prétendre que l'immigration apporte beaucoup à la France.

« J’ai visité des centaines d’établissements scolaires et moi je peux vous assurer aujourd’hui que dans 15 % des établissements scolaires, l’enseignement ça ressemble à du domptage et pas à de l’enseignement. Un spécialiste de l’évaluation, quelqu’un qui travaillait, je ne vais pas citer son nom, un chercheur qui travaillait à la direction de l’évaluation et de la prospective me disait que si on faisait abstraction, alors je vais dire un truc pas politiquement correct, c’est pas facile, c’est compliqué à dire mais c’est vrai, si on faisait abstraction des 15 % d’établissements qui sont en perdition dans des quartiers en perdition, la France serait numéro 1 dans l’enquête Pisa » Luc Ferry

« J’ai visité des centaines d’établissements scolaires et moi je peux vous assurer aujourd’hui que dans 15 % des établissements scolaires, l’enseignement ça ressemble à du domptage et pas à de l’enseignement. Un spécialiste de l’évaluation, quelqu’un qui travaillait, je ne vais pas citer son nom, un chercheur qui travaillait à la direction de l’évaluation et de la prospective me disait que si on faisait abstraction, alors je vais dire un truc pas politiquement correct, c’est pas facile, c’est compliqué à dire mais c’est vrai, si on faisait abstraction des 15 % d’établissements qui sont en perdition dans des quartiers en perdition, la France serait numéro 1 dans l’enquête Pisa » Luc Ferry

Publié dans Education nationale

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