Le départ de Florian Philippot

Publié le par Eminescu

 

Florian Philippot a claqué la porte du FN, il y a un peu plus d'une semaine ; on ne peut que s'en réjouir. Cet homme, homosexuel notoire, est responsable du désastre de la présidentielle et des orientations qui plombent le parti depuis quelques années.

 

Pourquoi donc centrer la fin de campagne sur une sortie de l'euro – avec, sur le sujet, toutes les cafouillages que l'on connaît ? Pourquoi effrayer bêtement l'électeur de base, le retraité, le petit épargnant, qui pense avant tout à son bas de laine ? La civilisation peut bien s'effondrer autour de lui, l'électeur moyen n'a pas envie de voir ses économies se changer en monnaie de singe avec un retour du franc. Comme dirait Machiavel, il ne faut pas considérer les hommes tels qu'ils devraient être, mais tels qu'ils sont réellement, c'est-à-dire égoïstes, voire même mesquins. Dans l'absolu, Marine Le Pen aurait dû orienter les débats sur le coût de l'immigration, l'islamisme et, pour le volet social, sur le chômage de masse. Après les attentats et le quinquennat calamiteux de Hollande, un boulevard s'ouvrait devant elle. La question de l'euro ne se serait posé qu'une fois au pouvoir.

 

Outre cette erreur stratégique, Florian Philippot a vidé le FN de sa substance alors que les Français ont plus que jamais besoin d'un parti qui incarne les valeurs de la nation. Il a fait de cette création assez extraordinaire de Jean-Marie Le Pen le pendant des Insoumis, teinté de patriotisme. De libéral dans les années 80, le FN est devenu social, presque mitterrandien et, à écouter Marine Le Pen au hasard d'un changement de station radio, il m'est arrivé de me demander si ce n'était pas une femme de gauche que j'entendais.

 

Quand je pense à mes collègues qui crient au fascisme en entendant son nom. Quelle blague !

 

Non. Il faut espérer que le parti que nous soutenons revienne à ses fondamentaux. Qu'il soit favorable à plus d'état, dans une tradition colbertiste, typiquement française, pourquoi pas. Mais l'enjeu n'est pas là, l'enjeu n'est pas bassement économique, il est civilisationnel. Il s'agit de savoir si une nation millénaire comme la France se laissera submerger et détruire par l'immigration de masse voulue par des élites inconscientes et criminelles, ou si elle retrouvera son essence, sa spécificité, sa grandeur. Et, soit dit en passant, je ne suis pas pessimiste comme Michel Onfray. Tout n'est pas perdu. Nous disposons encore  de tous les atouts nécessaires à ce redressement que j'appelle de tous mes vœux.

 

Florian Philippot, le « mignon », comme l'appelait Jean-Marie Le Pen, n'était pas le conseiller dont Marine avait besoin. Il avait bien trop à cœur de donner des gages de bonne conduite à des médias qui, quelque effort qu'ils fassent, crache copieusement sur les nationalistes. C'est un courtisan, un politicard. Espérons qu'il ne cause pas, avec son association « Les Patriotes », le tort qu'un Bruno Maigret a causé au Font National en son temps.

Florian Philippot

Florian Philippot

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