Allez voir les filles!

Publié le par Eminescu

La sexualité masculine est le problème majeur de toutes les sociétés, à toutes les époques.  Traditionnellement, on protège la femme du désir des hommes. Elle est enfermée dans le gynécée à Athènes, sort les cheveux couverts dans les pays chrétiens, plus encore dans les pays musulmans. Elle doit être accompagnée.

 

Dans ces conditions, comment gérer la frustration masculine ?

 

Par la prostitution.

 

C'est un moindre mal, le seul moyen de préserver l'honneur des dames respectables. Ces messieurs, après avoir assouvi leurs plus bas instincts dans les maisons closes, ne porteront pas atteinte à leur vertu.

 

Dans les sociétés occidentales modernes, la prostitution est mal perçue, pénalisée. A côté de cela, les femmes s'exhibent dans des tenues toujours plus provocantes. La frustration masculine est considérable. On lorgne sur des corps que l'on ne peut étreindre – gagnée par le féminisme anglo-saxon, la femme d'aujourd'hui n'aime pas être séduite – et l'on ne peut se rendre chez les « filles » qui seraient à même de nous soulager.

 

C'est ainsi que l'on voit apparaître l'homme adolescent, le Danceny des Liaisons dangereuses, qui se meurt d'amour devant une Cécile avec laquelle il ne parviendra pas même à échanger un baiser. Cet éternel adolescent se complaît assez honteusement dans la masturbation, avec pour support les vidéos qu'il trouve sur Internet.

 

Certaines féministes luttent contre le harcèlement de rue. Je crois qu'il devient de plus en plus rare. Les jeunes hommes de 2017 draguent sur des sites de rencontres – un échec y est moins cuisant que dans le monde réel  , les autres se contentent de Youporn.

 

Pourtant, un homme digne de ce nom doit régler la question de la sexualité une bonne fois pour toute, et ne pas rester dans cet entre-deux, fait de rancœurs et de désirs rentrés ; sans cela, il ne peut se consacrer à des tâches plus nobles : la construction d'une famille ou l'engagement politique.

 

Quand je vois les jeunes de vingt ans, je me dis que la prostitution est bonne à quelque chose et que tout le monde aurait à y gagner – à commencer par les jeunes femmes qui auraient affaire, enfin, à de vrais hommes.

L'entremetteuse de Johannes Vermeer

L'entremetteuse de Johannes Vermeer

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