Le féminisme dans l'Education nationale: écriture inclusive et associations pro-migrants

Publié le par Eminescu

On a peine à imaginer, quand on n’est pas enseignant, à quel point l’Éducation nationale est gangrenée par les gauchistes et leurs associations. La première chose qui m’a frappé, en mettant les pieds dans le collège où j’ai été nommé en début d’année, c’est la salle des professeurs : les affiches « pro-migrant.e.s », les prospectus invitant à des conférences sur les violences policières en banlieues et un petit présentoir couverts d’ouvrages et de documents divers sur la théorie du genre. « Tiens, me suis-je dit, certains ont une conception assez particulière de la laïcité et de, je sais pas, une certaine discrétion qu’on devrait avoir quant à nos idées politiques ».

 

A vrai dire, certaines associations ont tellement bien œuvré qu’elles ont réussi à s’implanter et, pour le féminisme, à obtenir la création de « référents égalité hommes-femmes ». Dans l’établissement où je travaille en ce moment, c’est une prof d’histoire de cinquante ans qui en a la charge. Sa mission consiste à inonder nos boîtes mails d’articles et de vidéos, à organiser des stages, à écouter ici et là les conversations et à reprendre les collègues qui tiennent des propos sexistes. Une grande inquisitrice, doublée d’une dame patronnesse. Seulement une dame patronnesse qui ne donne plus des leçons de vertus aux filles-mères, mais aux hommes, créatures foncièrement perverses, comme chacun sait. Si j’étais un rien mauvaise langue, je dirai que l’âge et la ménopause l’ont aigrie et qu’elle en veut à ses collègues hommes de regarder de jeunes surveillantes sexy, plutôt que sa chevelure filetée de blanc et ses formes affaissées.

 

Mais il est inutile de s'étendre sur sa personne, ce sont les idées qui nous intéressent.

 

A y regarder de près, le féminisme a suivi une trajectoire parallèle à celle de l’antiracisme. Il est parti d’un constat : malgré l’égalité devant la loi, les femmes sont sous-représentées dans les instances du pouvoir et globalement moins bien rémunérées que les hommes. La raison en serait une série de « privilèges masculins », c’est-à-dire de non-dits culturels et éducatifs qui font, entre autres, que les hommes sont mieux perçus dans les postes à responsabilité. Les féministes ont décidé donc de s’attaquer non plus aux institutions – elles ont obtenu ce qu’elles voulaient depuis longtemps – mais aux mentalités.

 

Et elles ont trouvé deux angles d’attaque : la langue et l’éducation.

 

A travers la langue, elles pensent pouvoir changer les représentations, car le français dont nous usons vous et moi dans la vie de tous les jours véhiculent un certains nombres de stéréotypes et n’accorde pas aux femmes la place qui leur revient. On parle de « Droits de l’Homme », mettant sur la touche une bonne moitié de l’humanité. On accorde adjectifs et participes au masculin pluriel même si un seul élément, dans un ensemble donné, est masculin. Des formules telles que « Les musulmans à travers le monde prônent la paix, l’amour et la tolérance » nous font oublier que, parmi ces musulmans, il y a des Farida et des Fatima, etc.

 

Et n’allez pas vous aventurer avec ces féministes sur le terrain de la linguistique, en leur expliquant que le masculin a absorbé historiquement le neutre du latin, qu’on ne devrait pas parler de genres masculin et féminin, mais plutôt de genres marqué et non-marqué, qu’une langue est un héritage, un patrimoine, et qu’on doit l’accepter telle qu’elle est… Non ! Elles vous répondront que tout cela vient de l'Académie française. De vieux monsieurs ricanants, qui de complots en coups tordus sont parvenus à instaurer le patriarcat.

 

Mais alors, me dira-t-on, quelle solution ont trouvé ces dames pour pallier les imperfections de notre langue ?

 

L’écriture inclusive. On ne parlera pas de « Droits de l’Homme », mais de « Droits de l’humain (terme plus générique). On écrira « Les musulman.e.s prônent la paix... » Avec un point médian, que je n’ai pas réussi à trouver sur mon clavier. Dans une énumération, on accordera adjectifs et participes avec le nom le plus proche, comme le faisaient parfois Racine et Molière : « Mille Somaliens, cinq cent trente-huit Afghans et quatre-vingt-deux Syriennes venues toucher des allocations en France ». On féminisera les noms de métiers : une « autrice » (plutôt qu’une « auteure »), une « chauffeuse », une « entraîneuse ».

 

Cerise sur le gâteau, les pronoms neutres censés englober, en plus des deux genres, travelos, hermaphrodites, eunuques et « queers ». Voici un mail sur une séance de révisions que propose ma collègue d'histoire :

 

On part de la question « Qu’avez-vous fait en cours depuis la dernière séance ? »

Les élèves écrivent de mémoire ce qu’iels ont retenu. Puis iels précisent ce qu’iels ont fait en s’aidant du cours. Iels se regroupent par trois et comparent : ont-iels écrit les mêmes choses ? Qu’ont-iels retenu ?

Les élèves reformulent entre elleux ce qui a été vu pour tenter de mieux faire comprendre à tou.te.s les enjeux du cours d'histoire.

 

Pour ceux qui ne l'auraient pas compris, « iels » est la contraction de « ils » et « elles », « elleux » de « elles » et « eux ». Ne riez pas, au train où vont les choses, vous lirez bientôt ce franco-sabir dans les courriers que vous recevrez.

 

Outre l’illisibilité, que vient de pointer à juste titre l’Académie française, on se demande comment on enseignera le point médian à des élèves qui ne mettent pas de points normaux à la fin de leurs phrases. Et, quand on a lu Orwell, on réalise que ces procédés ressemblent désagréablement à la Novlangue de 1984, au même titre que « le vivre-ensemble », « les heures sombres » ou « le pas d’amalgame ». Derrière cette volonté de détruire une langue, il y a une entreprise totalitaire, qui n’est plus le fait d’un état - les temps ont changé - mais d’associations sans légitimité démocratique, et dont les revendications tournent à l’absurde.

 

Le deuxième volet de l’offensive féministe est éducatif. Pour instaurer la société dont on rêve, il faut façonner les esprits quand ils sont encore malléables, c’est-à-dire jeunes. Nos chères têtes blondes doivent comprendre qu’on ne naît pas femme, comme le disait en son temps Simone de Beauvoir, mais qu’on le devient. Être fille ou garçon ne dépend pas de chromosomes X ou Y, c’est une construction socio-culturelle. En maternelle, on explique au moyen d’activités que les garçons peuvent jouer à la poupée et que les filles pourront plus tard remplir une bétonnière sur les chantiers. L’égalité doit prévaloir dans tous les domaines et à tous les niveaux. On opère ainsi une sélection drastique dans les œuvres étudiées en français ou les figures historiques présentées en histoire. Qu’une œuvre classique recèle la moindre trace de sexisme, ou même de racisme ou d’homophobie, et elle finira au pilon. On la remplacera par des romans de « littérature jeunesse », d’une niaiserie stupéfiante, certes, mais plus consensuels. Dans les manuels d’histoire, on doit trouver autant de femmes que d’hommes, de Noirs que de Blancs. Et tant pis si les peuples historiques en Europe sont blancs, si les guerres et les conquêtes qui ont dessiné les contours de nos cartes sont le fait de mâles. En fouillant bien, on trouvera ici et là un Noir ou des femmes qui ont porté les armes, quitte à remonter aux mythiques Amazones.

 

On en est là.

 

Ajoutez à cela le bordel dans les classes, les demi-journées consacrées à des interventions à la mords-moi-le-noeud, la semaine contre le racisme et son temps perdu en affiches et courts métrages, et vous comprendrez mieux pourquoi nos gamins sont si mauvais en français et en histoire.

 

Mais revenons-en au féminisme.

 

C’est un mouvement, je l’ai déjà dit, qui se développe parallèlement à l’antiracisme et à la lutte contre l’homophobie. Femmes, Noirs, musulmans, homosexuels et j’en passe appartiendraient à autant de groupes opprimés par un mâle blanc hétérosexuel, responsable depuis la nuit des temps de tous les crimes et de toutes les injustices… Le seul ennemi à abattre...

 

Mais alors, qu’on m’excuse… En pleine affaire Weinstein, alors que la parole se libère sur le harcèlement et les violences faites aux femmes, une question me brûle les lèvres : mesdames, qui vous harcèle au quotidien ? Qui sont exactement ces hommes qui vous abordent dans la rue avec des « Wesh, t’es bonne », « suce-moi la teub » et autre galanterie. Que Weinstein soit un détraqué sexuel, qu’il y ait des patrons lourdingues qui se permettent des blagues salaces avec de jeunes stagiaires, cela existe aussi, personne ne peut le nier et ce n’est pas acceptable. Mais à côté de cela, qui sont ces hommes qui font tourner des filles dans les caves, qui se frottent à tout ce qui porte jupons dans le métro, qui envoie leur gamine au bled pour les marier à un cousin ?

 

Et, quand vous aurez trouvé la réponse, mesdames, une dernière question...

 

Pourquoi vous vous en prenez sans cesse à nous, et jamais à eux ?

 

Il y a dans le combat féministe une schizophrénie qui me laisse pantois. A titre d’exemple, ma collègue d’histoire, et référente égalité, essaie de mettre en place dans notre établissement toutes les conneries que j’ai exposées plus haut et milite, en parallèle... dans une association pro-migrants. Elle se scandalise des héroïnes girlish des livres pour enfants, du bleu pour les garçons, de l’absence de représentations du clitoris dans les manuels de SVT, mais ne semble pas avoir entendu parler des agressions sexuelles de masse en Allemagne ou en Suède, des quartiers dits « sensibles » où seules les femmes voilées ont le droit de circuler. Non seulement elle ne veut pas en entendre parler, mais, si vous insistez, elle vous rétorquera que cela est monté en épingle par des groupuscules d’extrême droite et que, de toute manière, il ne faut pas faire le jeu du Front national. D’un côté elle protège les agneaux, de l’autre elle introduit dans la bergerie les loups qui les égorgeront.

 

Les associations féministes se trompent de combat en s’acharnant sur un homme blanc qui a toujours accordé une place de choix aux femmes dans les sociétés européennes – il suffit de se renseigner sur l’amour courtois ou les salons des XVIIe et XVIIIe siècles – et, pour le détruire, défendent des immigrés qui les ont excisées ou mariées de force. Hélas ! Quand ils seront assez nombreux, ces immigrés les remercieront en leur imposant le voile et en les reléguant définitivement aux fourneaux. Croyez-moi, les féministes regretteront alors le bon vieux patriarcat du mâle blanc.

Le féminisme dans l'Education nationale: écriture inclusive et associations pro-migrants

Publié dans Féminisme, Immigration, Islam

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article