Bonne année et meilleurs vœux!

Publié le par Eminescu

Je ne me suis pas beaucoup intéressé à l'actualité ces derniers temps. Comme j'ai pu l'écrire il y a quelques jours, mes heures de cours m'ont épuisé et j'ai privilégié mes œuvres littéraires sur mon travail intellectuel. L'art avant la réflexion.

Il faut dire que je ne dispose pas de beaucoup de matière. Les mesures que prend Macron ne sont pas toujours populaires - les Français savaient après tout pour qui ils votaient - mais elles pourraient s'avérer efficaces. La courbe du chômage s'inverse et notre économie se porte de mieux en mieux.

J'ajouterai même, au risque de me désavouer, que ce président est bien meilleur que ne le laissait présager sa campagne. Vingt minutes de vœux sans prompteur, avec quelques notes sur un coin de table. Cela nous change de la médiocrité du précédent règne. Il en faut un peu plus pour faire un homme d'Etat d'envergure, mais le dynamisme, la jeunesse et l'intelligence sont toujours appréciables.

Incontestablement, le plus grand mérite de ce jeune président sera d'avoir relégué dans les poubelles de l'histoire la génération précédente de politicards, ces vieux filous qui, depuis trente ans, étaient de tous les gouvernements malgré les mises en examen et les défaites électorales. 

Cet homme que les élites ont bombardé président, alors qu'un Juppé devait en assurer les fonctions, pourraient bien se révéler dans les années à venir. Qui sait?

Personnellement, je l'aurais aimé plus à droite. Malgré ses pétitions de principes, il ne traitera pas les problèmes que posent l'immigration et l'islamisme avec la fermeté nécessaire. C'est encore un partisan convaincu de l'Europe, un projet politique auquel je ne crois guère. L'UE ne tiendra pas la dragée haute aux Etats-Unis et à la Chine. Nous ne formons qu'un amas de nations aux intérêts contradictoires, liées seulement par une monnaie qui plombe les économies les plus faibles. L'Europe aurait dû se faire il y a un ou deux siècles par la conquête et la domination d'une grande puissance: la France ou l'Allemagne. Nous avons raté le coche. Il est plus sage de renoncer à toute prétention hégémonique et, comme le Japon, la Suisse ou la Norvège, miser sur l'excellence.

Ces derniers temps, je délaisse donc mes réflexions sur l'actualité. Quand un pays va mal, ces écrivains réfléchissent aux causes de la décadence. Quand il se porte mieux, ils s'oublient dans le théâtre et les romans. Ainsi alternent dans l'histoire des périodes où triomphe la philosophie, d'autres où s'épanouit la littérature. Pour ma part, je suis plutôt dans la seconde, même si j'ai en réserve quelques articles sur les invariants de l'histoire européenne.

En cette année 2018, je pourrais vous apporter de belles surprises. Bonne année à vous, chers lecteurs, et meilleurs vœux!

Publié dans Actualité

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