Fin de campagne

Publié le par Eminescu

Il faut le dire, on a bien rigolé avec ces histoires de campages. Un bel exemple une fois de plus de la sottise du genre humain. Il me vient aux lèvres un rire de Silène rien que d'y penser. Allez,  fini le pectacle, on remballe le chapiteau et les comédiens rentrent chez eux. Voici venir les lendemains moroses, des lendemains de cuite. Quand même, on l'aura critiqué dans tous les sens, le Sarko. On aura bien joué à se faire peur.Nicolas Sarkozy à son arrivée salle Gaveau le 6 mai. | AFP/DOMINIQUE FAGET (On ne sait jamais, me direz-vous.) Je n'ai pas rencontré une personne qui ne l'ait vomi, qui ne lui ait balancé les insultes les plus abjectes. Et ils sont 53 pourcent d'électeurs à l'avoir fait passer, avec un taux de participation record. Allez comprendre... Ca me fait penser à Berlusconi quand j'étais en Italie: "Tout le monde dit le détester, me disait une copine, mais il vote tous pour lui." Quand même, putain, je ne puis m'empêcher d'admirer ce mec. Fils d'immigré de l'Est, petit, laid, il a bossé comme quinze, il a gravi les échelons, s'est concilié peu à peu les hautes sphères de la finances, ministre à même pas quarante ans, petit purgatoire, ministre de l'intérieur, exécré de ses deux chefs, il a su profiter de l'inquiétude sécuritaire, foutre le feu en banlieue et se présenter comme le seul mec capable de l'éteindre. Il faut dire qu'à part Bayrou et son petit parti, il n'avait pas grand monde en face. Chapeau quand même. Il est des victoires insolentes qui forcent l'admiration.  

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