De retour

Publié le par Eminescu

De retour malgré une fin de semaine abominable. Un travail de malade pour me faire bien voir de mes supérieurs et, à l'arrivée, mon maigre salaire que je puis conserver. C'est déjà ça. Avec ces histoires pas possibles, j'ai cru que j'allais abandonner la littérature, toute activité intellectuelle. J'ai senti une telle haine, une malveillance si blessante. C'était une sorte d'oral qui m'a valu les déboires qui ont suivi, et où une dame d'un certain âge, ainsi que deux de ses acolytes, se sont acharnés sur moi. Quoi de plus affreux qu'un visage assombri par la colère, grimaçant, quand les monts du Forez sont verts et que le soleil brille au dehors! J'ai retenu cette colère, l'élan de révolte que provoque l'injustice, qui manqua me conduire au pire. Respirant profondément face aux éclats de voix, j'ai tenu le coup. Je croyai que mon sang froid serait gratifié. Que neni. J'ai eu droit à des contrôles, et cette sensation d'être méprisé toujours, et haï. Bien, je m'en tire et je vous livrevrai une grande et belle nouvelle demain, celle que je promets depuis longtemps déjà. Elle se trouve sur mon cahier, et il me faut un peu de temps pour la taper. Je ne vous oublie pas.

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philippe 31/05/2007 16:45

Je connais bien cet état d'esprit.Heureusement, certains auteurs m'accompagnent dans les moments difficiles. Par exemple Cioran ( encore un roumain dis donc !) qui m'a plus d'une fois convaincu de continuer la tête haute malgré les injustices et la bêtise ambiante. Bon courage^^

Eminescu 05/06/2007 15:07

Il faut en effet prendre les choses avec philosophie; et pour cela les grands auteurs, parce qu'ilsont souffert avant nous, nous sont d'une aide précieuse. E.