Vladimir et la démocratie (en forme d’éloge paradoxal)

Publié le par Eminescu

 

 

            J’ai bien du mal à les comprendre les Français et tous les Européens qui lui en veulent à Vladimir. « Les pays occidentaux s’alarment de la dérive autoritaire du régime de Poutine et des fraudes électorales qui lui ont permis de remporter les élections. » Qu’allons-nous fourrer « nos nez morveux » dans ses affaires ? Si on regardait plutôt du côté des nôtres. S’en est pas une belle merde notre démocratie ? avec cette bande de guignols qui nous joue la comédie du débat et de la représentativité, menés qu’ils sont par les grands industriels ? Toute cette grande famille aristocratique qui dirige le pays : des cousins, des frères et des collègues, dans la justice, la finances et, épiphénomènes, les gouvernements. Qu’est-ce que j’en ai à foutre de leurs urnes de merde ? Je vais jamais voter ; je sais pas s’il faut y cracher ou y chier dedans. J’aimerai la démocratie que l’on veut exporter partout envers et contre tous, nouveau prosélytisme, si elle avait quelque chose de franc et de sincère. Je n’y vois que la rouerie des ambitions et des jeux de partis derrière le miel doucereux des discours. Encore, je préfère la soif de pouvoir qui se montre par un déploiement de colères, car la force vaut mieux que le mensonge.

            Et puis allez, ils ont un pays qui turbine comme jamais, fier de sa puissance retrouvée. Le pouvoir se concentre dans les mains d’un seul homme ? Et si ça marche mieux comme ça ? Le Russe moyen s’en fout pas mal de la vraie démocratie du moment qu’il se sent quelqu’un ; et moi aussi.

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Betsi 13/12/2007 17:27

Je trouve que ça craint un peu tes trucs contre la démocratie, même si on voit pas trop où tu veux en venir. J'espère que tu penses pas tout ce que tu écris.