Les voyages forment la jeunesse

Publié le par Eminescu

Eminescu, l'éternel nomade, le paria, part en Italie. Il s'en va visiter Vérone et Rome, la Ville éternelle, enfin la Bulgarie, si près de son pays natal, si différente. Peu d'argent, mais beaucoup de rêve. Et cette angoisse qui croît encore au moment de partir... Parmi les ruines de l'antiquité qu'il a étudiée avec tant d'acharnement, il verra la colonne de Trajan qui déroulent les nombreux épisodes des batailles livrées aux Daces, de ces lointaines conquêtes qui portèrent l'empire à son apogée et donnèrent leur langue aux Roumains. Les voyages forment la jeunesse, Eminescu, et tu rempliras un nouveau cahier de toutes tes impressions. Tu en as tellement rempli déjà, auxquels tu n'as jamais apporté la dernière main. C'est tellement beau de s'étourdir de paysages nouveaux! Ah, oublier un moment cette ville triste de St Etienne... Feras-tu des rencontres? Sûrement pas. Tu es un grand solitaire, un perpétuel incompris. Tu rêveras aux temps anciens et à une vie qui aurait pu être tout autre. Car il fut un temps où tu aurais pu briller, toi aussi. Et il est peut-être encore des pays où la vie ne coule pas comme une longue et morne désespérance. Courage eminescu. 

Publié dans Nouvelles quotidiennes

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