Poèmes nouveaux

Publié le par Eminescu

Le désir

C'est l'éxubérance des chairs dans la brise printanière. Et les corps bourgeonnant et colorés qui tressautent. C'est elle qui avance dans un effleurement; une brise tiède qui fait scintiller ses cheveux.



Les vestiges

Avec mes amis les éperviers je me suis envolé dans les hautes collines, j'ai plané sur les pentes raides. Le soleil frappait les blancs rochers. Puis j'ai couru sur les crénaux éboulés qui encadraient la profonde vallée et j'ai voulu escalader en vain les flancs escarpés d'un fier donjon.



L'abattement

Il s'était jeté sur moi comme une envie de crier. Plus moyen de relever le crâne. C'était un gonflement de sanglots dans la poitrine. Où se tourner? Qui appeler?
Je me trouvais mauvais au point de trébucher.

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