Un peu de recul

Publié le par Eminescu

Cela fait quelque temps que je n'ai pas écrit sur ce blog. J'ai été happé par toutes sortes d'activités qui ne m'ont pas laissé le loisir de m'y consacrer. En premier lieu j'ai terminé un roman, oeuvre de longue haleine s'il en est.
Un roman est une peine que l'on ne peut imaginer quand on ne s'y est pas attelé. L'on bloque des heures sur une feuille blanche, l'on attend des semaines pour avoir un moment à soi, un moment où l'on est en pleine possession de ses capacités intellectuelles. On en vient dans les moments d'euphorie à beaucoup écrire certes, mais tôt ou tard, on prend de fâcheux tics de langage, on réalise que les épisodes se déroulent toujours de la même manière. On ne sait comment relancer l'intérêt de l'histoire. Il y a, lorsque l'on a terminé, ces phrases que l'on reprend, les raccords imlpossibles entre deux morceaux, ces charnières introuvables. Il y a encore que l'on doit taper, corriger les fautes, des points de langue; l'on aperçoit, alors que l'on croît en avoir fini, des incohérences que l'on aurait pas dû laisser passer. Puis, malgré les découragements, on imprime enfin un premier exemplaire en se promettant de ne plus relire ce que l'on a écrit. Ce sont des heures alors à acheter des cartouches et des feuilles, à classer des paquets, à rédiger des lettres à de possibles éditeurs, chercher des adresses.
Pour quels résultats?
Des semaines d'attente souvent vaines, où l'on voit sortir toute sorte de sottise mal écrite de barbouilleurs médiocres qui n'ont à faire valoir que leur notoriété. Qui peut bien s'intéresser à la bonne littérature aujourd'hui? Celle qui pourrait durer? L'on fait avorter dans l'oeuf les grands esprits de demain.
Il est bien regrettable de voir que des gens passent sur ce blogs, des visiteurs en constante augmentation, même quand je le délaisse. Mais aucun mot d'encouragement.
Allons, messieurs, je sais que je devrais glisser quelques images, des photographies - et je le ferai quand j'en aurai le temps; ayez au moins l'intelligence d'aller au-delà du tape à l'oeil.
Je vous abreuverez tôt ou tard de mes histoires, c'est sûr, je vous le garantis, je vous le promets.
Mais soyez moins avares de compliments.

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