Il faut regarder les arbres

Publié le par Eminescu

Le vent en juilet

Autour de la table, les carreaux et les piques, les regards des joueurs s'illuminent ou se crispent; et les jetons de couleur de teinter. La porte vitrée laisse voir un tranquille visiteur: près du lampadaire, il vient caresser les carreaux de ses noirs rameaux aux reflets orangés.



Une nuit en terrasse

Le babil de mes amis et des gens volaient dans la brise estivale. Il ne restait que la fumée des dents tachées et la pisse pâle des sous-bock. Et, près de moi, le flot continu des gens continuant à trimballer sur le trottoir empesté de crottes ses décolletés suant aux ventres rebondis, ses yeux agressifs, les mécaniques enrayés, toujours autres, toujours mêmes, les jambonots enrobés qui frémissent la viande avarié d'une journée un peu chaude.

Dans ce vague à l'âme citadin, seul ce grand arbre reste serein. Il conduit mes yeux mêmes sur une poignée d'étoiles que les lampadaires n'ont pas osé éteindre.

Vincent van Gogh, La Nuit étoilée

Vincent van Gogh, La Nuit étoilée

Publié dans Poèmes

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