La critique

Publié le par Eminescu

Le petit texte qui va suivre m'est venu d'une expérience de publication dans un site qui m'attire des visiteurs: Oniris. Le cigarillo  que je leur avais envoyé - ainsi qu'Anémon, mon plus beau poème (link) - avait suscité une floppée de commentaires sarcastiques et méprisants. J'avoue que je suis très sensible à la critique et que celles-ci m'ont profondément déprimé. Et puis je me suis rendu compte que les auteurs qui publiaient sur ce site se connaissaient, qu'ils se flattaient les uns les autres et que pour avoir mon lot de louange il me fallait cirer quelques pompes. Ce n'est pas mon genre et, au fond, je préfère encore l'idée que je me fais de mes écrits à celles des autres. Je vous invite d'ailleurs à lire les textes affublés des commentaires les plus élogieux ou des quatre ou cinq plumes qui en évaluent la qualité; ce sont toujours ceux des administrateurs. Je me permets de décerner la palme de la complaisance et du mauvais goût à un poème à plusieurs mains (il est en tête d'un classement de leur meilleures poésies! link)... Relire ce paquet de niaiseries me rassure quant à l'ensemble des vilaines choses qu'ils ont pu m'écrire par jalousie et mesquinerie. Enfin, baste. Voici mon petit texte sur la critique (il est sans prétention, après tout ce que j'avais pris dans les dents):

La critique
C'est une espèce étrange que l'on cherche avec avidité sous sa forme brillante, la louange. Mais elle est terne, d'autant plus terne que l'on s'attendait à trouver sa consoeur. Elle fait l'effet souvent d'un coup de poing violent à l'estomac. Elle abîme, elle détruit, elle anihile le peu d'orgueil que l'on a en soi et qui permet de vivre. 
Eric Naulleau : toujours plus de polémique
Et puis je repense à l'émission de Ruquier de samedi soir, à Lalanne qui s'en prend plein la figure et qui pique une crise pas possible. Je n'ai pas beaucoup de pitié pour ce genre d'individu, le poète à la guimauve. Il pond des livres parce qu'il a fait mouiller quelques adolescente avec ses chansons à trois sous. Quand on a des prétentions littéraires, c'est dur à encaisser. Et pourtant j'ai trouvé Naulleau assez méprisable. Il est bien facile pour lui de détruire et j'aimerais qu'un jour un invité lui sorte un extrait de quelque roman prétentieux, une phrase ridicule ou fautive du grand critique. Vraiment méprisable ce type qui se fait son pré carré en tirant sur tout ce qui bouge. Il s'étonne que les artistes ne sachent plus recevoir la critique et n'apprécie pas de voir leurs oeuvres ridiculisées. Il veut que chaque petite phrase d'un roman ait un sens en soi, reflète l'oeuvre d'un écrivain et ne pense pas un instant que l'on pourrait ainsi démonter Proust ou Faulkner. Au fond, il est orgueilleux et son orgueil et bien plus vil que celui de l'écrivain car il ne crée pas ou du moins il ne crée qu'en démontant les autres. Il veut à présent des émissions en prime time. Il se fait donc de la pub avec ses clashs - sur lesquels il revient abondamment. Il veut péter plus haut que son cul.

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