Libres de péter! (par Caroline Fourest et Taslima Nasreen)

Publié le par Eminescu

 

Extrait

 

-Moi, ce qui me révolte, c'est que les garçons ont le droit de péter en public - ils peuvent même s'en vanter -, alors que c'est terriblement mal vu pour nous. Je les observe dans les bureau du Monde. Ils sont tout contents de lâcher des pets ignobles et ils sont là, satisfaits, baignant dans leur odeur. L'autre jour, il y a Eric Fottorino qui m'a dit: "Tire sur mon petit doigt!". Je l'ai fait sans comprendre: il a largué une caisse qui a éparpillé toutes les feuilles de mon article sur Tariq Ramadan. Je crois que le grand combat des féministes de demain, ce sera l'égalité face à la flatulence...

-J'ai un souvenir terrible à raconter. Un jour, j'étais à la mosquée. Il y avait l'imam qui faisait:"Naraléoué!". Moi j'avais mangé trop de couscous. Mon estomac gargouillait; j'avais comme des bulles qui me descendaient dans le bas-ventre. Je me suis retenue tant que j'ai pu, mais quand on a dû se prosterner, j'ai eu un moment d'inattention et c'est parti. Ma djellaba s'est gonflée comme une mongolfière. Tout le monde s'est retournés. A la sortie, de gros barbus m'ont dit que c'était un blasphème de péter dans la mosquée, surtout quand l'imam fait: "Naraléoué!"...

-Oh les extrémistes!

-Ils m'ont mis de force du  "Ralachat" dans la culotte...

-Mais c'est quoi le "Ralachat"?

-C'est une matière sensible au soufre. Quand je me suis lâchée le lendemain, au matin, ça m'a brûlé tout le derche et j'en ai la touffe qui a flambé.

-Quand je vous entend, j'ai envie de pousser un cri pour toutes les femmes qui se retiennent de péter!

 

 

J'ai été peut-être un peu dur avec Taslima. C'est surtout Caroline Fourest et le type de féministes qu'elle incarne qui m'énervent. L'autre est confrontée à une fatwa (on veut sa mort), elle a vécu dans un pays véritablement misogyne et, elle, Caroline, joue les intellectuelles subversives et dérangeantes, bien planquée en France dans ses beaux quartiers. Je l'écoutais l'autre jour, chez Ruquier. Elle parlait de dénonciation, d'intégrisme, de liberté, un tas de mots passe-partout, qui veulent dire tout et son contraire. Le genre de femme qui se prend pour Sartre ou Zola, parfois même pour Voltaire, quand elle ne fait que brasser du vent. Pour ne pas paraître raciste, elle met les Musulmans et les Catholiques dans le même sac, se permet des blagues grossières sur les curés. Et là encore, elle a le beau rôle: le clergé catholique ne prononce pas de fatwa. Elle se veut dérangeante, elle est d'un conformisme pitoyable.

Puis, à l'heure où la France se voit dépasser par la Chine, où nous assistons à une sortie de l'histoire - celle de l'Europe -, où notre culture a été massacrée, nos valeurs avilies, les féministes me rappellent les Byzantins qui dissertaient sur le sexe des anges tandis que les Turcs assiégeaient leur ville. J'entendais Clémentine Autain et toute une bande de féministes bourgeoises, l'autre jour, sur France Inter; elles se plaignaient de ce que l'on ne demande pas aux hommes s'ils sont "monsieur" ou "damoiseau", de ce qu'une femme paye deux ou trois euros plus cher qu'un homme une coupe garçonne. Certaines, il y a quelques mois se sont pointés top-less dans une piscine municipale à cause de l'affreuse oppression qui oblige les femmes à porter un maillot de bain deux pièces, contrairement au hommes. A aucun moment, nos féministes ne se sont dit que les ouvriers et les paysans, en France, - le peuple - se foutaient royalement de leur broutilles. Ces hommes et ces femmes veulent du travail, être fiers de leur pays, de sa religion - pourquoi pas? -, ne plus subir les grandes invasions qui nous submergent. Et ils méprisent toutes les conneries de ces grands intellectuels de merde. 

 

Au passage, je vous invite à découvrir un roman que j'ai terminé il y a peu et que je viens de publier en format e-book sur Amazon: Puissance de la terre, ou la geste du Grand Sahuc. Vous pourrez vous le procurer à l'adresse suivante: http://www.amazon.fr/Puissance-terre-geste-Grand-Sahuc-ebook/dp/B00Y8PRUK6/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1436806467&sr=1-1&keywords=saurel+puissance

Voici encore la présentation du roman, que vous trouverez également sur Amazon:

 

Puissance de la terreSylvain Fargier redouble sa seconde. Comme il en a plus qu'assez de servir de souffre-douleur à ses camarades, il décide de laisser ses études en plan. Il travaillera dans la petite ferme de ses parents, au milieu de nulle part. Mais ces derniers ne l'entendent pas de cette oreille et parviennent finalement à le ramener à la raison. De retour en cours et à l'internat, plein d'appréhension, notre adolescent ne rencontre pas les moqueries auxquelles il s'attendait: ses camarades sont intrigués par un nouveau venu d'une taille impressionnante, qui ne parle jamais à personne en dehors de deux amis et n'est pas sans accointances avec les voyous des quartiers alentour.

Sera-t-il le héros tant attendu qui vengera Sylvain de toutes les humiliations subies et permettra aux gens des campagnes de prendre une revanche éclatante sur le développement inexorable des villes ? Ou est-il aussi dangereux que les hommes qu'il côtoie ? Sylvain ne sait trop qu'en penser. Toujours est-il que les bagarres, les casses, les combats clandestins se succèdent et lui font oublier quelque temps un quotidien bien morne.

 

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