Eric Zemmour sur les migrants de Calais et d'ailleurs
Débat houleux entre Éric Zemmour et Romain Goupil au sujet de la crise des réfugiés
Quand j'y pense, pendant des années, je me suis senti seul avec mes idées et mes émotions sur l'actualité. Tous les étudiants que je côtoyais, quoique rebelles, se sentaient obligés d'adhérer à l'idéologie que véhiculait les médias. L'immigration était une chance. On vantait le métissage et la rencontre des cultures. La France Black-Blanc-Beurre, c'était la France qui gagne.
Vous devez être bien nombreux, mes lecteurs, à avoir éprouvé la même chose, ce sentiment de solitude, d'impuissance. Tous ceux qui vous environnaient vous semblaient si forts...
Et pourtant, on voyait que les immigrés ne cherchaient pas à s'intégrer, mais à s'imposer. Les filles, déjà, étaient agressées; ils nous passaient à tabac à dix contre un, dans notre propre pays.
Quelle était la réponse alors de nos étudiants rebelles?
"Mais tu attires les ennuis! C'est pas possible!" Ou, quand l'affaire était trop grave pour être prise avec humour, on expliquait que c'était un cas particulier, mais qu'il ne fallait pas en faire une généralité.
Les choses se sont aggravées. On ne voulait toujours pas voir. Comme il arrive toujours avec les gens de gauche, on faisait appel à l'histoire, à des chiffres tronqués, à des études fallacieuses. On se rassurait en se disant: "Il y a des cons partout..."
Mais, après les émeutes de 2005, après les attentat de Charlie Hebdo et du 13 novembre, on ne peut plus nier la réalité: l'immigration massive de ces dernières décennies a été un désastre. Qu'elle nous ait apporté quelques bienfaits ici et là, que certains se soient parfaitement intégrés, personne ne le niera. Mais la balance penche dangereusement du côté des maux.
C'est là! Sous nos yeux! Nous le voyons en sortant de chez nous. Les événements de ces derniers mois nous ont explosé à la gueule!
Pourquoi aucun homme politique n'en fait état? Pourquoi les gauchos inconscients des médias et du spectacle nous invitent-ils à accepter toujours plus de migrants, quand ils n'auront pas à les supporter à proximité de chez eux? Pourquoi cherche-t-on à nous culpabiliser en reparlant des Juifs et de la Seconde Guerre mondiale?
Probablement parce que nos élites sont faibles, probablement aussi parce que beaucoup, parmi eux, veulent notre perte.
Quand je repense à ces années de mutisme forcé, ces années à se contenir, à se dire que de toute façon on est seul contre tous et que, si on l'ouvre, on en prendra plein la gueule, je me dis que des hommes comme Le Pen, dont on condamnera les outrances, comme Zemmour, surtout, ont été pour nous une bouffée d'oxygène. Ils osaient dire tout haut ce que nous pensions tout bas.
Que ce débat est réjouissant! Que notre Eric est clairvoyant! Et la vidéo ne montre pas la fin du débat, le "Mais, prenez-les chez vous! Mettez vos enfants à l'école avec les leurs!". Ces propos que l'on rêve d'envoyer à la figure de ces membres d'association, de ces artistes gauchistes, de ces politiciens faiblards qui sont à l'origine des grandes invasions que nous subissons.