De retour
De retour malgré une fin de semaine abominable. Un travail de malade pour me faire bien voir de mes supérieurs et, à l'arrivée, mon maigre salaire que je puis conserver. C'est déjà ça. Avec ces histoires pas possibles, j'ai cru que j'allais abandonner la littérature, toute activité intellectuelle. J'ai senti une telle haine, une malveillance si blessante. C'était une sorte d'oral qui m'a valu les déboires qui ont suivi, et où une dame d'un certain âge, ainsi que deux de ses acolytes, se sont acharnés sur moi. Quoi de plus affreux qu'un visage assombri par la colère, grimaçant, quand les monts du Forez sont verts et que le soleil brille au dehors! J'ai retenu cette colère, l'élan de révolte que provoque l'injustice, qui manqua me conduire au pire. Respirant profondément face aux éclats de voix, j'ai tenu le coup. Je croyai que mon sang froid serait gratifié. Que neni. J'ai eu droit à des contrôles, et cette sensation d'être méprisé toujours, et haï. Bien, je m'en tire et je vous livrevrai une grande et belle nouvelle demain, celle que je promets depuis longtemps déjà. Elle se trouve sur mon cahier, et il me faut un peu de temps pour la taper. Je ne vous oublie pas.